« So where does that end Frank ? »

Un an après son apparition dans Dardevil, Frank Castle a enfin sa série ! 13 épisodes, 11 heures et 16 minutes jouissives de violence, de tendresse, de bons acteurs, de belles images et d’un bon son… Bref, je suis conquise !

 

Le pitch

Après s’être vengé des responsables de la mort de sa femme et de ses enfants, Frank Castle est connu de tous comme « The Punisher », justicier bourrin. Avec Micro, ancien analyste de la NSA, il découvre une conspiration plus vaste qu’il ne l’avait espéré…

La bande-annonce est bien meilleure que ma tentative de résumé :

(Sinon j’aurai pu écrire « Du Sang, du sang, du sang… mais pas que quand même »)

 

Alors du coup, c’est bien ou pas ?

Oh que oui c’est bien, c’est bon !

Comme toutes les séries Marvel, The Punisher a son thème : la guerre. Plus exactement, l’après-guerre. Comment les vétérans réussissent-ils (ou non) à se réinsérer dans la société et à dépasser psychologiquement ce qu’ils ont vécu ? Dis comme ça, ça parait être une thématique pas très funky et surtout loin de nous, public français qui ne vénère pas autant la guerre et ses combattants que les Américains. Cependant, le sujet est abordé intelligemment, sans en faire trop ni assez pour qu’on puisse tout de même se sentir touchés.

Parce que finalement, The Punisher, c’est surtout l’histoire d’un type qui après la guerre en Afghanistan est toujours en guerre mais contre lui-même. Et cette saison le montre très bien. Dès les premières minutes, Franky brûle son gilet pare-balles sur lequel est représenté la fameuse tête de mort du super héros. Le ton est lancé, la série est centrée sur Frank Castle l’humain, plus que sur le justicier-criminel-bourrin. Ses démons, ses batailles intérieures, son rapport à la violence… et finalement, tout ce qui le rend Punisher.

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« Monsieur, quand le doigt montre la carte, l’imbécile regarde le doigt. »

Les personnages principaux sont tous plutôt bien écrits même si certains auraient mérité un traitement plus important, comme l’agent Dinah Madani ou l’ancien combattant et ami de Frank Castle, Curtis Hoyle. J’aurai préféré que l’histoire se concentre plus sur eux que sur le personnage secondaire Lewis Walcott par exemple, qui est intéressant mais dont l’intrigue tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.

J’ai plutôt aimé les scènes de combats, j’ai beaucoup apprécié les plans en mode FPS, mais j’avoue aussi avoir détourné le regard de temps en temps quand ça devenait trop gore. Je suis chochotte !

Un rapide mot sur l’acteur principal : John Bertnal, qu’on a pu voir dans The Walking Dead, est excellent ! Il oscille avec justesse entre violence et humanité.

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Salut toi !

Pour conclure, la saison traîne un peu en longueur, un peu comme Luke Cage ou The Defenders, mais l’intrigue est plutôt bien ficelée, on passe un bon moment. On s’entend que ce n’est pas non plus l’histoire du siècle, on devine où on va. L’univers général de la série reflète les tourments de son personnage principal. J’aime bien le fait qu’on ait un Frank Castle pas invincible qui est violent et sanguinaire pour exprimer sa souffrance.

Il y a une scène qui traduit pas mal la direction de la série et de ses personnages : comment accepter son passé pour embrasser son futur, gagner la guerre contre soi-même. C’est dans l’épisode 5, lorsque Karen Page, journaliste au New York Bulletin et ancienne assistante de Nelson & Murdock, s’adresse à Frank Castle quasiment en larmes :

« So where does that end Frank ? Because I look at you and my heart breaks and all I can see is this endless echoing loneliness », lui dit-elle, soit en gros Alors, où est-ce que ça se termine Franky ? Parce que je te regarde et mon cœur se brise et tout ce que je peux voir n’est que cette solitude sans fin qui fait écho. C’est beau, snif.

– « I’m not lonely, Karen. » Je ne suis pas seul bébé 

« Bullshit. We are all lonely…I sometimes think that is all that life is, we’re just fighting not to be alone. » N’importe quoi toi, on est tous seuls ! Je pense parfois que la vie n’est qu’une longue bataille sans fin contre la solitude… *soupire* 

 

La bande son

Comme toutes les séries Marvel, la bande son est en accord avec le personnage et son univers. Elle déchire !

Réalisée par Tyler Bates, guitariste de Marilyn Manson, qu’on avait déjà entendu dans les Gardiens de la Galaxie, la BO apporte une ambiance sombre à la série. Comme l’a si bien dit les Inrocks, « son noyau dur ressemble à la playlist d’un vieux motard dépressif » ! Un peu de Metallica pour le trailer, un Marilyn Manson dans un épisode et l’immersion dans le monde de The Punisher est complète.

 

Une réflexion au sujet de « « So where does that end Frank ? » »

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