GR1.11 – De Dammartin-en-Goële à Meaux

Cinq mois après le tronçon précédent, nous revoilà repartis sur le GR1 entre Dammartin-en-Goële et Meaux. Au programme : forêt, colza, Poppie et un rythme dont on parle encore aujourd’hui.

21,24

kilomètres parcourus

4

villes traversées

6h

de randonnée avec pauses

Le TER de 9h30 nous a déposés à la gare de Dammartin-Jully-Saint-Mard, là où l’on s’était arrêtés au tronçon précédent. Nous étions huit, accompagnés de Poppie, et, après un arrêt au Café de la Gare on s’est lancés à 10h pour 21,3 km annoncés par le Topoguide.

La première partie du parcours en ce début de printemps était très belle : les champs de colza à perte de vue, et les bords de sentier de la forêt régionale de Montgé, tapissés de jacinthes des bois (des fleurs en forme de clochettes violettes). Bonne nouvelle aussi : dans le 77, la chasse était fermée depuis le 29 février, on a donc pu profiter de la forêt sans guetter le moindre coup de feu.

On a croisé une petite grotte, une cabane en bouts de bois et plein de petits têtards dans une flaque d’eau. On aurait voulu rester les regarder pendant des heures !

Toute la matinée, Poppie avait décidé que chaque flaque d’eau (et de gadoue, évidemment) était un parc d’attractions personnel. Ses propriétaires ont passé une bonne partie du parcours à lui courir après « noooon Poppiiiieeeeeuuuhhh » (en riant toutefois, on s’entend).

Puis sont revenus les champs de colza, jusqu’au lac de Monthyon pour la pause déjeuner.

Le tronçon qui traîne encore dans les mémoires

C’est à ce moment qu’une de nos copines de marche a commencé à vraiment s’impatienter. Déjà que la pause « têtards » lui paraissait superflue, la pause-déjeuner est devenue un affront au chronomètre. Par la suite, notre rythme de marche n’a pas accéléré (21 km en 6 h, c’est classique pour nous), mais la dynamique du groupe a changé : notre fusée traçait toujours devant, s’éloignant du groupe, et transformait chaque arrêt en délit de ralentissement. Résultat, on n’a pris qu’une seule pause de l’après-midi, officiellement accordée pour réhydrater Poppie, officieusement pour réhydrater tout le monde. On se souvient encore de ce tronçon et de sa leçon : ce n’est pas la distance qui compte, mais plutôt le plaisir de la partager, au rythme de tout le monde.

Sans art ni fromage

Au départ de Monthyon, le sentier passe devant le domaine Jean-Claude Brialy. Le comédien y a reçu pendant plus de 40 ans Romy Schneider, Barbara, Jean Marais, Truffaut, Isabelle Adjani… Aujourd’hui propriété de la Ville de Meaux, le château ne se visite que sur réservation (visites guidées). Un dimanche à 14h, nous n’avons donc vu de tout ce monde artistique que le portail et la plaque.

Arrivés à Meaux vers 16h, nous avons filé à la gare sans plus de cérémonie. Le brie de Meaux, lui, n’était pas au programme de la journée. Ce rendez-vous, c’est toute une autre histoire, celle du tronçon suivant qu’on a fait à l’envers pour l’occasion… !

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